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Platformact : Alliance collaborative pour la terre2018-11-13T23:18:10+00:00

Ce site retrace la genèse du projet PACT afin d’en éclairer les origines, et d’imaginer, ensemble, une première définition pour cette création un peu singulière.

Le projet a été dévoilé lors de son inauguration, le 2 mai 2018.

« Le monde sauvage et ses habitants sont là pour nous rappeler  que la place de l’homme n’est pas à trouver mais à retrouver… »

Kim Pasche

© Bruno Augsburger / 2018

LA DECOUVERTE D’UNE VISION

C’ était un jour de mai 2015, j’étais assis devant la télé lorsque je suis tombé sur l’émission de la RTS « Passe-Moi les Jumelles ». Le documentaire, qui avait pour titre « Yukon: la quête sauvage », décrivait la vie de Kim Pasche, dans les immensités du Yukon et les stages qu’il propose dans les Alpes. J’ai été fasciné par le regard profond qu’il portait au monde, à l’homme et à la nature.  Je le trouvais bien mature  pour son âge. Je restais hypnotisé par les magnifiques paysages et par l’analyse fine que Kim faisait de notre civilisation et de ses distortions. A travers son expérience Kim démontre que les hommes connectés à la nature, comme le sont les peuples racines, vivent harmonieusement dans la nature; ils n’y survivent pas!

Kim nous propose de prendre un instant pour observer ceux qui ne se sont jamais coupé de ce lien vital avec la Terre, les peuples racines. Mais que pourrions nous apprendre d’eux ?

De ces peuples, nous pourrions apprendre comment ils ont traversé le temps en pleine harmonie avec la Nature. Au contraire de notre civilisation, qui en quelques siècles à contaminé l’air et l’eau et fait déjà disparaître tant d’espèces.

Si nous n’acceptons pas de revisiter certaines de nos visions fondamentales (comme la croissance à tout prix ou le progrès sans éthique) les conséquences pourraient être désastreuses pour les générations à venir.

J’adhérais complètement à la vision de Kim. Mais comment être cohérent avec cette vision alors que, contrairement à lui, je suis au cœur de cette société capitaliste ? Lui semble mettre en pratique sa vision, mais moi, que puis-je faire ?

Alors il me vint à l’esprit un premier élément de réponse : la transition de notre civilisation vers plus de respect pour la Terre doit être menée par ses principaux consommateurs de ressources naturelles, dont je fais partie. Quitter le monde économique dans lequel je vis pour aller rejoindre Kim en pleine nature ne serait pas efficace. Par contre, utiliser mon rôle dans la société, mes connaissances, mon énergie et mes ressources afin d’obtenir l’écoute et l’attention de mes semblables me paraît plus pertinent. Leur demander d’observer ces peuples racines et de réfléchir ensemble sur comment réapprendre à vivre en harmonie avec la Terre.

© Michael Palma / 2018

LE RENDEZ-VOUS

Extrait de l'émission :
"Passe-moi les jumelles - Yukon la quête sauvage"
2
2 mai 2015

J'ai rencontré Michael Palma au travers d’un courriel que j’ai lu alors que je venais de sortir de deux semaines passées en tant qu'encadrant en immersion sauvage avec un groupe de jeunes étudiants amérindiens, au nord de la Saskatchewan. Je ne pouvais guère  être plus éloigné du monde moderne.

Michael m’écrivait après avoir visionné un documentaire sur ma vie au Yukon et ses mots me laissèrent sans voix ! Cet homme, directeur dans une banque genevoise, me parlait de nos points communs! Au travers de ses mots, j’apprenais que nous avions le même âge, partagions des origines communes et que nous étions tous deux jeunes pères.  Malgré nos activités diamétralement différentes,  Michael, tout comme moi, était soucieux du monde que nous allions offrir à notre descendance.

Il m’annonçait une chose qui m’ébranla : je n’étais pas seul.

D'autres que moi, bien qu'intégrés dans le système, désirent nourrir une autre vision du monde, et ainsi contribuer à la Renaissance de notre civilisation.

Son message se terminait par le souhait d’une rencontre. Sa démarche était pour moi déroutante, mais malgré les réserves que je pouvais avoir vis à vis du monde de la finance, je sentais que sa demande avait un sens et qu'il me fallait l'honorer.

Extrait de l'émission :
"Passe-moi les jumelles - Yukon la quête sauvage"
2
2 mai 2015

LE RÊVE

Les premiers échanges entre Kim et moi furent riches et sincères. J’étais surpris de sa curiosité vis à vis de mon travail. Un lien de respect mutuel s’est très vite formé.

Lorsque j'ai demandé à Kim de me parler concrètement des projets qu'il imaginait afin de porter ses idées, il m’a tout de suite parlé d’un rêve à la fois grandiose et ambitieux qu’il avait : celui de "La Grande Marche".

Il s’agissait d’un voyage d’une durée de 9 mois, avec des jeunes amérindiens yukonnais. 9 mois pour traverser les terres de 9 sociétés traditionnelles, du cercle Polaire jusqu’à l’équateur. Le voyage se ferait à pied, en canoë, à cheval, en pirogue, ou en chien de traineau, afin de prendre le temps de ré-interroger les valeurs des peuples racines des Amériques. Ce périple se terminerait en rejoignant un peuple-racine bien particulier, celui des Kogis du nord de la Colombie, détenteur d'un secret bien particulier...

Ce projet est une occasion unique de poser des questions aujourd'hui fondamentales: "Et s’il n’y avait pas UNE humanité, mais DES humanités? Et si cette diversité culturelle, qui se désagrège à vue d’œil sous le poids du monde dit « civilisé » était garante de la pérennité des humains sur cette terre?"

Selon lui, en réinterrogeant notre rapport au monde au travers de cette quête, nous pourrions, nous citoyens du monde moderne, commencer à devenir acteur plutôt que destructeur de la diversité.

Et cela pourrait commencer par accompagner, symboliquement, ces jeunes autochtones canadiens, partis à la rencontre de tous ces autres peuples racines afin de mieux comprendre les défis qui leur sont posés par la société moderne. Cette même modernité qui les ignore et les menace.

Son rêve a été immédiatement le mien : en quelques minutes j’avais été conquis par la magie de l’aventure. Pendant qu’il parlait, je réfléchissais à toute vitesse comme logisticien bancaire. Très vite les étapes critiques du projet m’apparurent et il devenait évident qu’il fallait créer un outil qui permettrait la création et la réalisation du projet.

© Alice Dieudonné / 2018

LA CONCRETISATION

C'est ainsi que l'idée de PACT est née. De nos échanges, a surgi un besoin mutuel d’entraide. Sans Michael je n'était qu’un “rêveur” et il n'était qu'un “entrepreneur”. A nous deux, nous pouvions déplacer des montagnes...mais aussi réapprendre à les contempler et à dialoguer avec elles !

Cet élan était beau, mais lui seul ne suffisait pas: il fallait créer un outil de travail, un véhicule d’énergie, pour que celles et ceux qui ont l'audace de croire que l'humain moderne peut retrouver un équilibre sur cette terre puissent travailler main dans la main.

© Thiago Costa Guimil/2018

Forts de cette Alliance, les Sentinelles, des êtres pragmatiques riches de compétences et ressources, insufflent un élan vital aux Entre-rêveurs, porteurs de projets visionnaires: les premiers aident les seconds dans un élan commun de retour à notre Terre.

Ainsi, chaque action de PACT vise à réincorporer l’homme moderne au monde du vivant, à la Terre.

C’est sans doute le plus bel acte contemporain qui soit : que les hommes modernes retrouvent les pas de leurs ancêtres et de leurs frères-racines et reprennent ainsi leur place dans la grande sphère de la vie.

LES ACTEURS

© Kim Pasche / 2018

Les Entre-rêveurs

Ce sont des gens qui ont des projets novateurs dont l’un des buts majeur est de convier notre société moderne à un rapport plus harmonieux et plus équilibré avec le monde. Souvent, ces projets naissent « en dehors » du système et tendent à le rester, faute de pouvoir se frayer un chemin au sein d’une économie dont les normes et les critères de rentabilité ne permettent pas de leur donner une place appropriée. Or, tous les projets porteurs de valeurs ne sont pas rentables, et tous les porteurs de projets que nous nommons "Entre-rêveurs", ne savent pas nécessairement « rentabiliser » une idée. Pourtant, certaines de ces idées pourraient s’avérer cruciales dans l’avenir. Dès lors, ne serait-il pas intéressant -voir urgent- de permettre leur essor ?

© https://www.pexels.com/2018

Les Sentinelles

Le monde financier et entrepreneurial est souvent lié à des notions négatives de capitalisme, de drame écologique ou encore de mondialisation à outrance. Cependant ce monde regorge de personnalités aux positions stratégiques pour qui les promesses d’un monde capitaliste et progressiste ne suffisent pas ou plus. Nous les nommons « Sentinelles », pour la position stratégique qu’elles occupent dans notre société : c’est à dire avec une place qui leur permettent d’avoir une vision globale. Les Sentinelles peuvent avoir des ressources politiques, humaines, entrepreneuriales, financières ou techniques, pour n'en citer quelques-unes. L’alliance des Sentinelles et des Entre-rêveurs permet l’émergence de réelles alternatives. Ces sentinelles sont animées par l’envie d’être partie prenante d’un projet plus grand qu’eux, que leur entreprise ou l’argent : pour la Terre.

QUI SOMMES-NOUS?

© Bruno Augsburger / 2018

Kim Pasche

Archéologue expérimental, trappeur, auteur, Kim préfère se voir avant tout comme un gardien des savoirs ancestraux. Il vit entre l’Europe et le Yukon, au nord-ouest du Canada, où il possède une concession dans les terres reculées des montagnes Mackenzies. Là, il cherche à désapprendre un peu de notre monde moderne pour faire place à une approche plus subtile à son environnement et passer du rationnel au relationnel.

Mais c’est avant tout une quête des origines et la recherche du dialogue perdu avec la nature que Kim souhaite retrouver. Un dialogue avec le vivant afin que la relation passe avant le progrès et l’intension avant l’action. Il se positionne volontairement comme « l’opposition au monde moderne actuel » qui selon lui est une machine à tuer la diversité, qu’elle soit biologique ou culturelle.

La rencontre avec Michaël à fait naître cette idée que des personnes aux positions stratégiques dans notre société et avec le souhait de contribuer au bien-être de la terre et de ses habitants, pouvaient devenir les « sentinelles », les gardiens d’idées et de projets qui valorisent la relation à l’autre -humain ou non-humain.

© Michael Palma / 2018

Michael Palma

Membre de la Direction d’une banque genevoise, Michael est en charge des pôles opérationnels et technologiques. Il est passionné par les technologies financières « fintechs » et tour à tour vit et subit la transformation rapide de l’environnement économique et financier. Il se doit d’être constamment informé sur les thématiques actuelles et suit avec beaucoup d’attention les principales crypto monnaies ainsi que l’impact des « blockchains » sur l’industrie bancaire. Ce rythme effréné et cette course concurrentielle et technologique l’ont poussé à chercher de la force vitale dans l’observation de l’homme et de la nature.

Michael souhaite apporter sa contribution dans l’alliance du monde économique tel que nous le connaissons avec celui de la nature et du rythme de la vie. Son rêve serait celui d’une consommation durable totale et la prise en compte permanente des défis écologiques dans les décisions stratégiques des entreprises.

La rencontre avec Kim lui a permis de découvrir l’importance de la transmission des connaissances des peuples racines et de leur faculté à vivre à travers les siècles en pleine harmonie avec la Terre.

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